jeudi 15 mars 2007

C., les étiquettes, la conjugaison au passé simple à la première personne du singulier des verbes du premier groupe

Dans C.R.A.Z.Y., le film que si vous l'avez pas encore vu vous allez forcément le voir dès que le dividi sortira, Z., le personnage principal, a plusieurs frères, dont C. Je sais que c'est C. parce que dans le titre il est avant R. le rebelle qui dit des gros mots à table et fait pleurer sa mère, A. le gros bourrin qui pète à table et fait la tête quand son papa a trop de boulot pour aller le voir au base-ball (sauf que lui, ouf les Américains ont pas fait un film sur lui), Z., le héros, donc, qui est poli à table, caline sa mère et se fait traiter de fif (tapette) par son père, et Y. qui sert surtout à finir l'acronyme. C., quant à lui, est l'intello qui passe son temps à lire tout et n'importe quoi, et particulièrement les bouteilles de ketchup.

Eh bah c'est peut-être pas de la grande littérature (c'est quand même de la littérature, on va dire), mais mine de rien, on y apprend des choses... par exemple à mieux choisir ce qu'on doit acheter. Voilà donc la première citation étiquetaire (et sans doute la dernière parce que les dico de rhéto c'est plus rigolo ^^). Je précise, par souci d'honnêteté, qu'en fait c'est pas vraiment des étiquettes à part la deuxième, c'est plutôt peint directement sur le pot en métal. Mais on s'en fout, allez-vous me dire.

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En début d'année, avant de m'installer dans le lointain Sud, je fis les courses avec ma mère (enfin, ma mère fit les courses, moi je répondais "moui" quand elle me demandait si je voulais ça ou ça [et je dus pigner un peu devant les Kinder, mais ça c'est pavlovien] ) en prévision de mon départ. C'est ainsi que je me retrouvai avec cette étiquette dans mon placard :

Étiquette N°1 :


Du café au lait et de la chicorée.

Après plusieurs semaines à le regarder de - très - loin, je décidai courageusement de me les prendre à deux main et de goûter ce truc bizarre. Et je trouvai alors avec stupeur et tremblements que ce n'était pas si dégueu que ça.
Quelques mois plus tard, le pot était vide, et ma dépendance était totale. Je partis alors, plein d'entrain et de.. d'entrain (arg, dico de synonyme !!) vers mon magasin pas cher pour étudiant fauché dans l'espoir que je trouvasse un équivalent pas cher pour étudiant fauché.
Je cherchais le premier truc où que y'eût marqué "café" et "chicorée", quand je trouvai ceci que je ramenai immédiatement à la maison-mère :

Étiquette N°2 :


C'était euh... pas bon ? non, juste immonde. En même temps y'avait pas de lait ni de lactose ni de protéines de lait ni de stabilisant E339, mais ça je ne le savais point (d'exclamation) !! Bref 'faudrait que je regoûte en mettant du lait.
En attendant je retournai toujours d'un pas alerte et... alerte dans mon magasin pas cher pour étudiant fauché, et je tombai avec bonheur sur l'équivalent - à peu près - exact de mon objet d'adulation, soit :

Étiquette N°3 :


Mais faut croire que la graisse végétale hydrogénée et l'arôme (de ??) donnent un goût de chiotte parce que ça avait un goût de chiotte (moins que le précédent, mais bon.. un peu quand même).
Alors... Rongé par le remords et par un sentiment de manque fulgurant, je me précipitai d'une foulée leste et... leste dans *arg* un magasin plus cher que mon magasin pas cher pour étudiants fauchés, fonçai vers le rayon P'tit déj', et alors que je tendai mon maigre bras tremblant, les veines palpitant de tout leur sang et les muscles psalmo... slaspmo... spasmodiant de toutes leurs fibres, mon regard s'attarda soudain sur une boîte métallique rouge à l'allure hagarde, étrangement similaire à la première... Mais qui affichait ostentatoirement ceci (tenez-vous bien) :

Étiquette N°4 :


Du café ET de la chicorée ET du chocolat.

Le truc de malade.

Je repartis donc, la source de mon soulagement (ainsi que plein de saloperies que je ne décrirai pas ici, j'ai ma dignité) sous le bras qui spasmodiait tout de suite beaucoup moins.

Une fois dans mon antre, je goûtai alors le nectar des dieux, et... comment dire... je veux pas être chiant... mais... c'était bon, hein... mais c'était pas aussi bon que le premier, quand même T____T. Sans doute parce qu'ils ont mis encore plus de trucs zarb que dans le N°3 (mais moins que dans le N°2 qui était le plus beurk quand même, étrange)

Et voilà, y'a pas de conclusion, à part que ça peut être bien de lire les étiquettes. Et que quand c'est pas cher, souvent c'est moins bon. (Et ça fait grossir à cause que y'a plein de vilénies dedans, m'a dit Dobby, et je crois Dobby, or vous me croyez, donc croyez Dobby.)

7 commentaires:

Anonyme a dit…

bin maintenant que t spécialiste,t'as plus qu'à fabriquer des bons p'tits dej crémeux que tu vendras dans des magasins pas chers!!

Anonyme a dit…

Génial !! Comment faire de son quotidien une véritable aventure.

"c'était bon, hein... mais c'était pas aussi bon que le premier, quand même"
--> Est-ce qu'à force de le rechercher frénétiquement, tu n'aurais pas idéalisé le premier ? Ca arrive parfois. Pas seulement pour les mélanges café/chicorée d'ailleurs.

Dobby a dit…

C'est malin, tu m'as donné envie de revoir C.R.A.Z.Y (mais pas de boire de la chicorée, je reste accro à l'Earl Grey!)

Dobby a dit…

Oh au fait, merci pour les liens!

Anonyme a dit…

Pour te faire plaisir, mon commentaire...

Chicorée?? Gniaah? Ça a un nom de laxatif... (Pas que je m'y connaisse XD).

E. a dit…

C'est dingue cette histoire d'étiquettes !!! et vachement plus interressante que les cours que je devrai être en train d'apprendre par coeur ... :(

NB : excellente ta playlist !!!

Anonyme a dit…

Sie sind nicht recht. Ich kann die Position verteidigen. Schreiben Sie mir in PM, wir werden umgehen. viagra preis cialis online [url=http//t7-isis.org]levitra rezeptfrei[/url]